ÉDITO DU 32ème DIMANCHE ORDINAIRE – 6 NOVEMBRE 2022

Ce dimanche, l’Église nous propose de méditer sur la résurrection qui est au cœur de la foi chrétienne, fondement de notre espérance.

A cette question trois réponses nous sont données. Pour les incroyants ou les agnostiques : rien ; la sagesse orientale répond par la théorie de la réincarnation et pour nous chrétiens, que répondons-nous ?

Cela mérite que nous nous interrogions sur la manière dont nous lisons, dont nous méditons la Parole. Car pour nous, croire en la résurrection, ce n’est pas seulement parler de l’au-delà, c’est également donner un sens à notre vie terrestre, c’est reconnaître que nous sommes,  quelles que soient nos fragilités, faits pour aimer et être aimés  avec tout notre être, corps, âme et esprit. Notre vie sur cette terre est le seul chemin vers l’éternité d’où l’importance de nos choix pour accueillir l’amour de Dieu. Nous avons de la valeur aux yeux de Dieu, nous sommes uniques d’où l’importance de chaque vie humaine de sa conception à sa mort naturelle.

Croire à la résurrection,  c’est croire que l’amour de Dieu est plus fort que notre capacité personnelle à réussir notre vie par nos propres forces car la vie éternelle ne dépend pas de nos mérites mais bien des choix qui ont été les nôtres pour accueillir l’amour de Dieu.

Quel bonheur avons-nous de croire en la valeur unique de chaque vie humaine, nos corps ne sont pas qu’une simple enveloppe, nos vies ne sont pas de purs aléas que nous pourrions reprendre à l’infini de nos désirs, nos vies sont uniques et belles !

En cela, la résurrection nous donne de croire que chaque vie humaine a de l’importance aux yeux de Dieu. Heureux sommes-nous, qui que nous soyons, de pouvoir participer à l’amour inconditionnel de Dieu.

Oui, toute vie a un sens, chacun de nous est unique et peut recevoir l’amour de Dieu dans l’aujourd’hui de sa vie, car l’Amour se donne gratuitement et sans condition. Demandons à Dieu au cours de l’eucharistie de nous donner le courage, la persévérance et le réconfort pour vivre en enfant de Lumière.

Philippe Germain, diacre